Inflammation dans les MCV

Examiner les arguments contre l'inflammation

Résultats

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L'inflammation CV augmente-t-elle le risque de mortalité?

Les données probantes s'accumulent : l'inflammation est non seulement associée à un risque CV plus élevé et à une aggravation des résultats CV, mais on soupçonne aussi qu'elle joue un rôle important dans les décès d'origine CV1,2.

Relier les indices

Un degré élevé d'inflammation dans les MCV est associé à une augmentation du risque de décès d'origine CV chez les patients atteints de MCVA ayant subi un IM :

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Risque de décès d'origine CV 2,5 fois plus élevé
chez les patients atteints ou à risque élevé de MCVA qui présentent une inflammation que chez ceux qui n'en présentent pas1*
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Augmentation de 44 % du risque de décès d'origine CV
chez les patients ayant subi un IM et présentant une inflammation2†
Notes de bas de page+
* Une analyse collaborative de 31 245 patients traités par des statines qui étaient atteints ou à risque élevé de maladie athéroscléreuse qui ont participé aux essais PROMINENT (n = 9 988), REDUCE-IT (n = 8 179) et STRENGTH (n = 13 078) a démontré que le risque résiduel lié à l'inflammation était significativement associé à la mortalité d'origine CV (quartile le plus élevé de hsCRP [> 4,2 à > 4,8 mg/L] par rapport au quartile le plus bas [< 1,1 à < 1,2 mg/L], RRI ajusté de 2,68 [IC à 95 % : 2,22 à 3,23]; p < 0,0001)1.

† Ajusté en fonction de l'âge, du sexe, du temps écoulé depuis la survenue de l'IM, de l'hémoglobine, du DFGe, des interventions pratiquées, des comorbidités et des traitements en cours. Le risque de décès d'origine CV était 1,44 fois plus élevé chez les patients ayant un taux de hsCRP ≥ 2 mg/L par rapport à ceux ayant un taux < 2 mg/L (IC à 95 % : 1,29 à 1,60)2.

L'inflammation laisse son empreinte dans de nombreux événements cardiovasculaires graves

Chez les patients atteints de MCVA

L'inflammation peut augmenter le risque d'ÉCIM, d'hospitalisation en raison d'insuffisance cardiaque et de mortalité toutes causes confondues :

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upde 30 % du risque d'ÉCIM
chez les patients qui présentent de l'inflammation (hsCRP ≥ 2 mg/L) par rapport à ceux qui n'en présentent pas6*
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upde 24 % du risque d'hospitalisation en raison d'insuffisance cardiaque
chez les patients qui présentent de l'inflammation (hsCRP ≥ 2 mg/L) par rapport à ceux qui n'en présentent pas6†
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upde 35 % du risque de mortalité toutes causes confondues
chez les patients qui présentent de l'inflammation (hsCRP ≥ 2 mg/L) par rapport à ceux qui n'en présentent pas6‡

Chez les patients ayant subi un IM

L'inflammation peut augmenter le risque d'ÉCIM et de mortalité toutes causes confondues :

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upde 28 % du risque d'ÉCIM
chez les patients qui présentent de l'inflammation (hsCRP ≥ 2 mg/L) par rapport à ceux qui n'en présentent pas2¶
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upde 42 % du risque de mortalité toutes causes confondues
chez les patients qui présentent de l'inflammation (hsCRP ≥ 2 mg/L) par rapport à ceux qui n'en présentent pas2§
Notes de bas de page+
* Le taux relatif ajusté d'événements chez les participants ayant un taux de hsCRP ≥ 2 mg/L (par rapport à ceux ayant un taux < 2 mg/L) était plus élevé de 30 % pour les ÉCIM (RRI ajusté de 1,30; IC à 95 % : 1,27 à 1,33). Ajusté en fonction de l'âge, du sexe, du temps écoulé depuis la survenue de la MCVA, du DFGe, de l'albuminurie, des comorbidités, des interventions pratiquées et des traitements en cours6.

† Le taux relatif ajusté d'événements chez les participants ayant un taux de hsCRP ≥ 2 mg/L (par rapport à ceux ayant un taux < 2 mg/L) était plus élevé de 24 % pour l'insuffisance cardiaque (RRI de 1,24; IC à 95 % : 1,20 à 1,30). Ajusté en fonction de l'âge, du sexe, du temps écoulé depuis la survenue de la MCVA, du DFGe, de l'albuminurie, des comorbidités, des interventions pratiquées et des traitements en cours6.

‡ Le taux relatif ajusté d'événements chez les participants ayant un taux de hsCRP ≥ 2 mg/L (par rapport à ceux ayant un taux < 2 mg/L) était plus élevé de 35 % pour la mortalité toutes causes confondues (RRI de 1,35; IC à 95 % : 1,31 à 1,39). Ajusté en fonction de l'âge, du sexe, du temps écoulé depuis la survenue de la MCVA, du DFGe, de l'albuminurie, des comorbidités, des interventions pratiquées et des traitements en cours6.

¶ Ajusté en fonction de l'âge, du sexe, du temps écoulé depuis la survenue de l'IM, de l'hémoglobine, du DFGe, des comorbidités, des interventions pratiquées et des traitements en cours. Le risque d'ÉCIM était 1,28 fois plus élevé chez les patients ayant un taux de hsCRP ≥ 2 mg/L par rapport à ceux ayant un taux < 2 mg/L (IC à 95 % : 1,18 à 1,38)2.

§ Ajusté en fonction de l'âge, du sexe, du temps écoulé depuis la survenue de l'IM, de l'hémoglobine, du DFGe, des comorbidités, des interventions pratiquées et des traitements en cours. Le risque d'ÉCIM était 1,42 fois plus élevé chez les patients ayant un taux de hsCRP ≥ 2 mg/L par rapport à ceux ayant un taux < 2 mg/L (IC à 95 % : 1,31 à 1,53)2.

Prévalence

Prevalence

L'inflammation CV se cache-t-elle sous notre nez?

Malgré un traitement optimal, la menace d'un événement CV plane toujours chez de nombreux patients. Il est temps de découvrir le catalyseur silencieux du risque CV résiduel3,6.

Suspect en cavale : les dangers du risque d'inflammation en contexte de MCV

Malgré une maîtrise optimale des facteurs de risque classiques, de nombreux patients atteints de MCV restent exposés au risque d'événements CV potentiellement mortels3,6.

Plus on approfondit la question, plus la tendance est claire. Par exemple, malgré le recours systématique à un traitement par un hypolipidémiant, un antihypertenseur et un antithrombotique, les patients atteints de MCVA restent exposés à un risque important d'événements CV récurrents, 30 % d'entre eux subissant un ÉCIM sur une période de dix ans6.

Le risque inflammatoire correspond au risque associé à l'inflammation CV présente même après une bonne maîtrise des facteurs de risque classiques. L'inflammation CV joue un rôle central dans la physiopathologie de l'athérosclérose et est un facteur de risque indépendant de futurs événements CV3.

Données groupées des essais PROVE-IT, IMPROVE-IT et SPIRE-1/2, incluant des patients présentant une MCV ou un risque élevé de MCV

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Environ 1 patient atteint de MCV sur 2 présente un risque inflammatoire*

Malgré une prise en charge intensive des lipides par des statines et des inhibiteurs de la PCSK9, 46 % des patients présentent un risque résiduel lié à l'inflammation. Le taux de hsCRP peut vous aider à distinguer les patients atteints de MCV présentant un risque résiduel lié aux facteurs de risque classiques de ceux présentant un risque résiduel lié à l'inflammation3.

Note de bas de page+
* Selon les calculs du Dr P. M. Ridker dans le cadre des essais PROVE-IT (n = 4 162), IMPROVE-IT (n = 18 144), et SPIRE-1 et SPIRE-2 (n = 9 738; les données ont été regroupées pour l'analyse en raison de la similitude des plans des essais); les patients atteints de MCV ont reçu une statine d'intensité élevée, une statine d'intensité élevée plus l'ézétimibe ou une statine d'intensité élevée plus un inhibiteur de la PCSK9, respectivement. Parmi ces patients, 33 % présentaient seulement un risque inflammatoire (taux de hsCRP ≥ 2 mg/L), alors que 13 % présentaient un risque lié à l'inflammation et au cholestérol (taux de cholestérol LDL ≥ 1,81 mmol/L [70 mg/dL])3.
NOUVEAU

L’étude POSEIDON a révélé la prévalence de l’inflammation CV à l’échelle mondiale4,5*

Malgré une large utilisation des traitements de référence :
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Environ 2 patients atteints
de MCVA et de MRC† sur 5 présentaient une inflammation CV (hsCRP ≥ 2 mg/L)5*
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Environ 2 patients atteints
d’insuffisance cardiaque sur 5 présentaient une inflammation CV (hsCRP ≥ 2 mg/L)4*

Pourquoi l’étude POSEIDON a-t-elle été menée?

Les données internationales contemporaines sur la prévalence de l’inflammation CV chez les patients atteints d’insuffisance cardiaque et de MCVA ± MRC sont limitées. L’étude POSEIDON a utilisé des données probantes obtenues en contexte réel pour révéler la prévalence réelle de l’inflammation CV et mettre en évidence son rôle comme facteur de risque CV indépendant à l’échelle internationale4,5.

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Qui?
> 18 000 patients atteints de MCVA ± MRC ou d’insuffisance cardiaque ont été recrutés principalement en cliniques de consultation externe de cardiologie
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Quoi?
Une étude de prévalence contemporaine menée en contexte réel
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Où?
18 pays et 317 centres
L’étude POSEIDON a révélé la persistance de l’inflammation CV…
… malgré l’utilisation des traitements de référence.
La prévalence de l’inflammation CV est demeurée élevée chez les patients sous hypolipidémiants, iSGLT2 ou AR du GLP‑1, ce qui indique que les traitements de référence actuels, seuls, ne suffisent peut-être pas pour la prise en charge du risque inflammatoire.
… indépendamment de la catégorie d’IMC.
Malgré un poids normal (IMC de 18,5 à 24,9), une inflammation CV était présente chez :
• 1 patient atteint de MCVA avec MRC sur 3
• près d’un patient atteint d’insuffisance cardiaque sur 3
… indépendamment de la présence d’affections concomitantes.
La prévalence de l’inflammation CV restait élevée en présence d’affections concomitantes fréquentes, comme le diabète de type 2, ou en leur absence; cette situation met en évidence qu’il s’agit d’un facteur de risque CV indépendant.
La prévalence globale de l’inflammation CV indique qu’un dépistage est nécessaire pour repérer les patients qui présentent un risque CV accru.
document

Cliquez sur les liens pour en savoir plus sur l’inflammation CV et pour vous plonger dans les résultats principaux dans chacune des cohortes :

Consulter la publication sur la cohorte de patients atteints de MCVA ± MRC dans l’étude POSEIDON (en anglais seulement)
Consulter la publication sur la cohorte de patients atteints d’insuffisance cardiaque dans l’étude POSEIDON (en anglais seulement)
Notes de bas de page+
* L’étude POSEIDON est une étude internationale menée en contexte réel ayant recueilli des données contemporaines principalement auprès de cliniques de cardiologie. Les données sur 18 904 patients répartis dans 18 pays ont été incluses dans l’analyse. Les mesures ont été réalisées au cours d’une seule visite qui incluait un prélèvement de sang pour analyse. Les patients devaient être âgés de plus de 18 ans et n’avoir aucun antécédent d’hospitalisation, de visite médicale non planifiée ni d’infection dans les 60 jours antérieurs.

† La MRC était définie comme un DFGe < 60 mL/min/1,73 m2.

L'inflammation est l'un des principaux catalyseurs de l'apparition, de la progression et de la manifestation d'une MCV7,8

Dans une MCVA, l'inflammation est à l'origine de chaque étape de l'athérogénèse, du développement précoce du dysfonctionnement des cellules endothéliales à la formation de la plaque et à la progression vers la rupture7.

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DYSFONCTIONNEMENT
DES CELLULES
ENDOTHÉLIALES
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FORMATION DE
LA PLAQUE
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RUPTURE DE
LA PLAQUE

Comprendre le risque

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L'inflammation CV est-elle aussi dangereuse que les autres suspects?

Dans la MCV, deux coupables sont souvent pointés du doigt : l'hypertension artérielle et le cholestérol. Mais un nouveau suspect fait son apparition : l'inflammation. Bien qu'elle passe inaperçue et soit sous-estimée, l'inflammation pourrait être un prédicteur de maladie cardiaque tout aussi important9*.

Elle agit seule : l'inflammation est un facteur de risque indépendant des MCV1†

Selon une analyse combinée de trois essais multinationaux d'envergure menés chez 31 245 patients atteints ou à risque élevé de MCVA et traités par des statines, le risque d'ÉCIM, de décès d'origine CV et de mortalité toutes causes confondues était significativement plus élevé chez les patients qui présentent de l'inflammation que chez ceux qui n'en présentent pas, quelle que soit le taux de cholestérol LDL1†.

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D'autres données probantes à l'appui de l'action indépendante

La présence d'inflammation (taux de hsCRP ≥ 2 mg/L) a prédit des événements CV indépendamment du taux de cholestérol LDL chez les patients atteints de MCVA et d'IRC, traités par des statines dans le cadre d'une sous-étude de l'essai CANTOS10‡§.

Voir le résumé
(en anglais seulement)

Ces résultats montrent que l'inflammation agit de façon indépendante pour augmenter le risque CV et mérite la même attention clinique que les facteurs de risque classiques1,3,11.

Le verdict est rendu

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En ce qui concerne la santé cardiaque future, la présence d'inflammation est un signal d'alarme. Une méta-analyse réalisée par l'Emerging Risk Factor Collaboration a révélé que l'inflammation est un prédicteur aussi solide de maladie cardiaque que les facteurs de risque classiques chez les patients atteints de MCV9*.
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Les résultats de la sous-étude CANTOS suggèrent également que, chez les patients atteints de MCVA et d'IRC traités par des statines, l'inflammation est une menace aussi importante que le cholestérol lorsqu'il s'agit du risque d'événements CV récurrents10¶.
Le verdict? L'inflammation est un prédicteur de maladie cardiaque aussi important que les suspects habituels comme le cholestérol1,3,11*.
Notes de bas de page+
* Ajusté en fonction de l'âge, du sexe, du statut tabagique, des antécédents de diabète, de l'IMC, des triglycérides logarithmiques et de la consommation d'alcool (fondé sur 91 990 participants de 31 études comportant 5 373 cas de coronaropathie). Le RR ajusté de coronaropathies selon des taux plus élevés d'un écart-type de chaque facteur de risque était de 1,37 (IC à 95 % : 1,27 à 1,48) pour des taux de CRP de 1,28 (1,16 à 1,40) avec un taux de cholestérol non HDL et de 1,35 (1,25 à 1,45) pour la tension artérielle systolique9.

† Analyse de 31 245 patients traités par des statines dans le cadre des essais PROMINENT (n = 9 988), REDUCE-IT (n = 8 179) et STRENGTH (n = 13 078), qui ont recruté des patients atteints ou à risque élevé de MCVA ayant un taux modérément élevé de triglycérides (2,26 à 5,65 mmol/L [200 à 500 mg/dL]). Le risque d'ÉCIM, de décès d'origine CV et de mortalité toutes causes confondues était significativement plus élevé chez les patients ayant un taux de hsCRP ≥ 2 mg/L que chez ceux ayant un taux < 2 mg/L, indépendamment de la strate du taux de cholestérol LDL (toutes les valeurs p ≤ 0.0001)1.

‡ Sous-étude CANTOS visant à évaluer les contributions du risque résiduel lié au cholestérol (évalué à l'aide des taux de cholestérol LDL et de cholestérol non HDL) et du risque résiduel lié à l'inflammation (évalué à l'aide des taux de hsCRP et de l'IL-6) comme facteurs déterminants des ÉCIM et de la mortalité totale chez 9 151 patients dont l'état était stable après un IM et traités par une statine qui ont fait l'objet d'un suivi pour une période allant jusqu'à 5 ans (durée médiane de 3,7 ans). Les résultats ont été stratifiés en fonction du DFGe au départ supérieur ou inférieur à 60 mL/min/1,73 m2 (tous les participants présentaient un DFGe > 30 mL/min/1,73 m2)10.

§ Chez les patients ayant un DFGe < 60 mL/min/1,73 m2, les quartiles croissants de hsCRP ont prédit de façon significative un ÉCIM récurrent (RRI comparant le quartile supérieur au quartile inférieur pour le taux de hsCRP : 1,50 [p = 0,021]), alors que les quartiles croissants de cholestérol LDL ne l'ont pas prédit (RRI comparant le quartile supérieur au quartile inférieur pour le cholestérol LDL : 1,04 [p = 0,80])10.

¶ Chez les 9 151 patients dont l'état était stable après un IM et qui recevaient une statine dans le cadre de l'essai CANTOS (suivi médian de 3,7 ans), le risque résiduel lié à l'inflammation et au cholestérol a été évalué à l'aide des taux de hsCRP et d'IL-6, et des taux de cholestérol LDL et de cholestérol non HDL, respectivement. Chez les patients présentant un DFGe < 60 mL/min/1,73 m2, les quartiles croissants de hsCRP ont prédit de façon significative un ÉCIM récurrent (RRI comparant le quartile supérieur au quartile inférieur pour la hsCRP : 1,50 [p = 0,021]), alors que les quartiles croissants de cholestérol LDL ne l'ont pas prédit (RRI comparant le quartile supérieur au quartile inférieur pour le cholestérol LDL : 1,04 [p = 0,80])10.

Prêts à lancer l’enquête?

Ces cas de patients atteints de MCV illustrent par des données le rôle caché de l’inflammation CV.

* Cas fictif présenté uniquement à des fins d’illustration.

Rajesh
Rajesh*, un patient atteint de MCVA avec MRC, de diabète et d’obésité (maladie cardiométabolique progressive)
Lancer l’enquête
Daniel
Daniel*, un patient atteint de MCVA avec MRC qui a récemment présenté un événement CV
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Angela
Angela*, une patiente atteinte de MCVA avec MRC qui a récemment reçu un diagnostic d’insuffisance cardiaque
Lancer l’enquête

Dépistage

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Peut-on prendre l'inflammation en flagrant délit?

Découvrez comment la hsCRP peut révéler le danger du risque inflammatoire dans les MCV*

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L'inflammation laisse des traces. On peut détecter le risque inflammatoire à l'aide du biomarqueur pronostique, soit la hsCRP (≥ 2 mg/L)1,3.

Note de bas de page+
* Bien que le dosage de hsCRP soit un outil précieux pour détecter le taux de CRP et évaluer le risque CV, ce n'est pas la seule méthode permettant de mesurer la CRP dans le sang. D'autres techniques peuvent être appropriées, selon le contexte clinique3,12.

Relier les indices : le lien entre la hsCRP et le risque CV

Des études prospectives observationnelles ont démontré que le taux de hsCRP au départ est associé au risque d'événements CV, à la fois chez les personnes en bonne santé et les patients atteints d'une MCV stable ayant subi un IM aigu9,13,14.

Par exemple, une étude menée en contexte réel chez 84 399 adultes atteints de MCVA a révélé qu'un taux de hsCRP de ≥ 2 mg/L indique une forte augmentation du risque6 :

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upde 30 % du risque d'ÉCIM
chez les patients qui présentent de l'inflammation (hsCRP ≥ 2 mg/L) par rapport à ceux qui n'en présentent pas6*
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upde 24 % du risque d'hospitalisation en raison d'une insuffisance cardiaque
chez les patients qui présentent de l'inflammation (hsCRP ≥ 2 mg/L) par rapport à ceux qui n'en présentent pas6†
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upde 35 % du risque de mortalité toutes causes confondues
chez les patients qui présentent de l'inflammation (hsCRP ≥ 2 mg/L) par rapport à ceux qui n'en présentent pas6‡

De plus, un taux de hsCRP de 2 mg/L est lié à un risque 1,5 fois plus élevé de décès d'origine vasculaire qu'un taux ≤ 1 mg/L9. De plus, les lignes directrices canadiennes et internationales commencent à reconnaître et à utiliser la hsCRP comme indicateur, amplificateur ou modificateur du risque et pour la stratification du risque dans les MCV15-17.

Notes de bas de page+
* Le taux relatif ajusté d'événements chez les participants ayant un taux de hsCRP ≥ 2 mg/L (par rapport à ceux ayant un taux < 2 mg/L) était plus élevé de 30 % pour les ÉCIM (RRI ajusté de 1,30; IC à 95 % : 1,27 à 1,33). Ajusté en fonction de l'âge, du sexe, du temps écoulé depuis la survenue de la MCVA, du DFGe, de l'albuminurie, des comorbidités, des interventions pratiquées et des traitements en cours6.

† Le taux relatif ajusté d'événements chez les participants ayant un taux de hsCRP ≥ 2 mg/L (par rapport à ceux ayant un taux < 2 mg/L) était plus élevé de 24 % pour l'insuffisance cardiaque (RRI de 1,24; IC à 95 % : 1,20 à 1,30). Ajusté en fonction de l'âge, du sexe, du temps écoulé depuis la survenue de la MCVA, du DFGe, de l'albuminurie, des comorbidités, des interventions pratiquées et des traitements en cours6.

‡ Le taux relatif ajusté d'événements chez les participants ayant un taux de ≥ 2 mg/L (par rapport à ceux ayant un taux < 2 mg/L) était plus élevé de 35 % pour la mortalité toutes causes confondues (RRI de 1,35; IC à 95 % : 1,31 à 1,39). Ajusté en fonction de l'âge, du sexe, du temps écoulé depuis la survenue de la MCVA, du DFGe, de l'albuminurie, des comorbidités, des interventions pratiquées et des traitements en cours6.
ÉNONCÉ SCIENTIFIQUE ÉMIS PAR L'ACC

Inflammation et maladie cardiovasculaire : énoncé scientifique émis en 2025 par l'American College of Cardiology (ACC)18

Afin d'informer les cliniciens au sujet des données probantes récentes et en évolution et des questions sur lesquelles les données probantes sont limitées, cet énoncé scientifique de 2025 s'est conclu par un appel à l'action sur l'inflammation et la MCV :

« Les données probantes établissant un lien entre une faible inflammation chronique et l'apparition et l'évolution de la MCVA sont robustes et plusieurs essais cliniques majeurs contrôlés et menés avec répartition aléatoire ont démontré que cibler l'inflammation permet de réduire le risque cardiovasculaire, indépendamment de la réduction des taux de lipides. Il s'agit d'une nouvelle ère : les données sur le lien entre l'inflammation et la MCVA ne sont plus exploratoires; elles sont convaincantes et peuvent faire l'objet d'actions dans la pratique clinique. Toutefois, les cliniciens ne peuvent traiter sans mesurer. Il est donc temps pour les lignes directrices de pratique clinique d'intégrer un dépistage large du taux de hsCRP, dans un esprit de prévention primaire et secondaire, de concert avec l'analyse du cholestérol LDL, et d'adopter les interventions anti-inflammatoires chez les patients atteints d'une MCVA établie qui présentent des signes de risque inflammatoire résiduel, indépendamment des taux de cholestérol LDL. » (traduction libre)
American College of Cardiology

Recommandations consensuelles sélectionnées

Évaluation et biomarqueurs de mesure du risque

  • Puisque les cliniciens ne peuvent traiter ce qui n'est pas mesuré, un dépistage universel du taux de hsCRP chez les patients qui doivent faire l'objet d'une prévention primaire comme d'une prévention secondaire, de concert avec une analyse du cholestérol, est une occasion clinique majeure; ce dépistage est donc recommandé.

Prévention secondaire : dépistage du taux de hsCRP

  • Chez les personnes qui présentent une maladie cardiovasculaire connue, qu'elle soit traitée par des statines ou non, le taux de hsCRP est un prédicteur d'événements vasculaires récurrents au moins aussi puissant que les valeurs de cholestérol LDL, ce qui démontre l'importance du « risque inflammatoire résiduel » dans la pratique clinique actuelle.
  • Chez les personnes sous statines, il convient d'envisager une augmentation de la dose pour un traitement plus intensif si le taux de hsCRP demeure supérieur à > 2 mg/L, indépendamment des valeurs de cholestérol LDL.
« Il est temps de passer à l'action. »
— Énoncé scientifique émis par l'ACC

Pour connaître toutes les recommandations, y compris celle qui porte sur le dépistage des taux de hsCRP en prévention primaire, veuillez consulter l'article intégral.

Voir l'article
(en anglais seulement)

Les données probantes sont claires : un taux de hsCRP ≥ 2 mg/L est associé à un risque CV plus élevé6,9. Repérez le danger au plus tôt.

hsCRP ≥ 2 mg/L = decorative icon

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Pour prendre en charge efficacement le risque CV, vous devez avoir le tableau complet. Puisque le risque inflammatoire dans les MCV est souvent caché, un dosage de hsCRP peut le mettre en évidence dans un contexte clinique3.
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Il est essentiel de déceler le risque inflammatoire en mesurant le taux de hsCRP afin de repérer les patients atteints de MCV exposés à un risque CV élevé en raison de l'inflammation, ce qui permet une prise en charge optimale du risque CV3.
Le taux de CRP est un système d'alerte précoce. Utilisez le biomarqueur pronostique, soit la hsCRP, pour repérer les patients atteints de MCV qui peuvent avoir besoin d'une intensification des soins3.

Ressources utiles pour les professionnels de la santé

Lignes directrices et ressources de la SCC sur la dyslipidémie (en anglais seulement)
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Inflammation and Cardiovascular Disease: 2025 ACC Scientific Statement: A Report of the American College of Cardiology
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Guideline on the Management of Blood Cholesterol: A Report of the American College of Cardiology/American Heart Association Task Force on Clinical Practice Guidelines
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2024 ESC Guidelines for the management of chronic coronary syndromes
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Références

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